Changement climatique – en 4 questions !

Source le net : https://www.ouest-france.fr/environnement/rechauffement-climatique/causes-consequences-responsabilite-4-questions-sur-le-rechauffement-climatique-6872268

Causes, conséquences, responsabilité… 4 questions sur le réchauffement climatique

Quelle est la cause du réchauffement ? Quelles sont ses conséquences ? Qui est responsable ? Si vous vous êtes déjà posé ces questions, voici les réponses.

 

Vous vous posez des questions sur le réchauffement climatique. Ses causes, ses conséquences, les responsabilités, on vous répond en quatre questions.

Qu’est-ce que c’est le réchauffement climatique ? Qu’est-ce que ça veut dire ?

 

Le réchauffement climatique est un phénomène d’augmentation des températures dû à la hausse d’émission des gaz à effet de serre. Ces gaz ont un rôle essentiel, sans eux, la Terre ne serait pas habitable. Mais depuis le début de l’ère industrielle, ils sont produits en trop grandes quantités pour que les écosystèmes puissent les absorber entièrement. Résultat : l’effet de serre réchauffe l’atmosphère.

Depuis la fin du XIXe siècle, la température a déjà augmenté de 1,1 degré. Vous vous dites que c’est peut-être pas grand-chose un degré mais ce chiffre est une moyenne mondiale et cache donc d’énormes disparités. Par exemple, en France, dans la région du Mont-Blanc, la température a augmenté de 4 degrés entre 1950 et 2000.

Selon les climatologues du groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), des experts nommés par l’Onu, le réchauffement climatique pourrait atteindre 4 à 5 degrés de moyenne planétaire d’ici la fin du siècle et 7 à 8 degrés après 2 100.

Quelles sont les conséquences du réchauffement climatique ?

Au-delà de la « simple » hausse des températures, le réchauffement climatique a des conséquences bien réelles sur notre planète. Fonte des glaces, montée du niveau des océans, acidification des océans, bouleversement et disparition des écosystèmes, multiplications des phénomènes climatiques graves sont une partie d’entre elles…

Toujours selon les recherches du groupe de référence du GIEC, le niveau des océans pourrait augmenter de 43 à 84 centimètres d’ici 2100 à cause de la fonte des glaciers due à la hausse des températures. Les zones côtières où vivent 300 millions de personnes dans le monde sont donc menacées d’être sous les eaux, ce qui pourrait générer autant de déplacés.

Par exemple, dans le Morbihan d’ici 30 ans, en 2050, l’île d’Arz pourrait être rayée aux trois quarts. Ailleurs dans le monde, certaines grandes mégalopoles pourraient également disparaître comme Amsterdam aux Pays-Bas, Shanghai en Chine, Miami et La Nouvelle-Orléans aux États-Unis.

Qui est responsable du réchauffement climatique ?

On ne va pas y aller par quatre chemins : le responsable, c’est l’homme. Les principaux gaz à effet de serre, le dioxyde de carbone (CO2) et le méthane (CH4) sont en majorité issus de l’activité humaine. Énergie, industrie, transports, agriculture… Ces secteurs, très producteurs en gaz à effet de serre participent activement au réchauffement climatique. Et leurs émissions de CO2 connaissent une croissance exponentielle depuis le XIXe siècle et le début de la révolution industrielle.

Par ailleurs, pendant les 10 000 dernières années, la concentration en CO2 dans l’atmosphère a été d’à peu près 280 parties par million (ppm). Et ce jusqu’au début de l’ère industrielle. Actuellement, elle est de 415 ppm soit une augmentation de 45 %, dont la moitié sur les 30 dernières années. Le dioxyde, mesuré par ce taux de ppm, s’élève à des sommets jamais atteints dans l’histoire de l’humanité et pas depuis 3,5 millions d’années.

La nature ne peut-elle pas être responsable du réchauffement climatique ?

Non. Contrairement à ce que les climatosceptiques essayent d’avancer, la nature n’est pas responsable. Le soleil générant plus de radiations sur Terre n’est pas en cause. Selon Valérie Masson-Delmotte, paléoclimatologue et coordinatrice du cinquième rapport du GIEC, le Soleil peut faire « varier la température à la surface de la Terre de l’ordre de 0,05° ». Une variation minime comparée au 1,1 degré d’augmentation depuis le XIXe siècle.

Les volcans ne peuvent pas non plus être pointés du doigt. Le CO2 relâché chaque année par les volcans tourne autour de 0,3 à 0,4 gigatonne, soit environ 100 fois moins que les émissions humaines.

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