Climat – mai 2019 – août 2020

Source le net : https://redon.maville.com/actu/actudet_-climat.-aout-2020-a-ete-le-15e-mois-consecutif-plus-chaud-que-la-moyenne-de-la-periode-1981-2010_54135-4256453_actu.Htm

Ref : AAM n° 117 -03/09/2020

Climat. Août 2020 a été le 15 eme mois consécutif plus chaud que la moyenne de la période 1981-2010

Il a fait chaud début août, comme ici à Deauville, avec des températures caniculaires.© Photo Ouest-France / Remy CHANTELOUP

Le mois d’août 2020 a été en France le 15e mois consécutif avec une température moyenne agrégée supérieure à la température moyenne observée sur la période 1981-2010. Météo France n’avait jamais enregistré une telle série.

Chaque mois, quand ce ne sont pas des records de chaleur qui tombent, c’est le constat que les températures se réchauffent. Le premier semestre 2020 a été le plus doux jamais observé en France, et cette tendance se poursuit.

Météo France observe que la température moyenne du mois d’août 2020 en France a été supérieure de 2 °C à la moyenne de la période 1981-2010. Cela en fait le troisième mois d’août le plus chaud après août 2003 et août 1947. Il a notamment été marqué par un épisode de canicule qui a duré près d’une semaine.

Août 2020 est le 15eme mois consécutif depuis mai 2019 à se situer au-dessus de la moyenne des températures observées sur la période 1981-2010 :

Source : Météo-France

La météo de “terrain” à la manière kényane !

Source le net : https://www.agenceecofin.com/entreprendre/0109-79717-une-entrepreneure-kenyane-digitalise-les-connaissances-ancestrales-sur-la-meteorologie

Ref : AAM n° 116 – 03/09/2020

 

(Agence Ecofin) – L’entrepreneure d’origine kényane Muthoni Masinde a créé Itiki, une plateforme enregistrant les connaissances des agriculteurs ruraux sur les saisons de culture et de récolte. La plateforme observe le comportement des animaux et des plantes pour établir la météo et prévenir la sécheresse.

Muthoni Masinde, informaticienne et entrepreneure d’origine kényane et vivant en Afrique du Sud, a développé la plateforme Itiki qui combine données météorologiques et connaissances traditionnelles des agriculteurs ruraux pour prévoir les saisons de culture et de récolte. Cette science se base généralement sur l’observation du comportement des animaux, des arbres et des fleurs.

Les agriculteurs et les autochtones utilisaient à une époque leurs connaissances de la nature pour prévoir les différentes saisons. Allier ces connaissances aux données météorologiques modernes permettrait de mieux préparer les agriculteurs aux effets du changement climatique.

L’entrepreneure travaille avec les jeunes des milieux ruraux pour recueillir les photos des animaux (insectes, oiseaux) ainsi que des plantes, qu’elle observe et met à jour régulièrement. Par la suite, ces données combinées aux prévisions des stations météorologiques sont envoyées aux agriculteurs via une application ou un message direct par téléphone.

Le service, qui coûte quelques centimes de dollars, est également disponible en langues locales afin de toucher les agriculteurs des zones rurales qui sont pour la plupart analphabètes. Ces données les aident à mieux décider des produits à cultiver, réduisant ainsi les risques de pertes agricoles. Muthoni Masinde affirme que cette solution a permis d’augmenter les rendements des agriculteurs de 11%.

Lancée en 2016, la plateforme Itiki est déjà utilisée par 15 000 agriculteurs au Kenya, en Afrique du Sud et au Mozambique. L’initiative a reçu un financement de 750 000 dollars des États-Unis et de l’Afrique du Sud, qui sollicitent l’application pour diverses opérations.

Aïsha Moyouzame

La NASA finance des études du soleil

Source le net : https://www.journaldugeek.com/2020/09/01/nasa-missions-etude-meteorologie-soleil/

Ref AAM n° 115 03/09/2020

La NASA finance cinq missions d’étude météorologique du Soleil

Espace 

Par Felix Gouty le 01 septembre 2020 à 18h55

Tandis que la NASA se prépare à renvoyer des astronautes sur la Lune en 2024, elle se soucie aujourd’hui de savoir si la météo sera clémente. Le Soleil, qui règle la météo spatiale dans notre système solaire, est ainsi l’objet d’étude de cinq projets financés par l’Agence américaine aérospatiale.

Gam-OI / Pixabay.

 

Le comportement du Soleil influence énormément la météorologie spatiale de notre système solaire. Les diverses tempêtes solaires peuvent être à l’origine de nombreux problèmes de communication dans l’espace et mettre en danger certaines missions d’exploration spatiale. Pour mieux contourner les conséquences dangereuses de cette météo solaire, l’Agence américaine aérospatiale (NASA) veut donner les moyens aux astronomes et astrophysiciens de mieux la connaître. La NASA a ainsi décidé de financer cinq missions de recherche, dont l’objectif est d’en apprendre davantage sur le comportement du Soleil et ses effets sur notre milieu intersidéral. Chaque projet de mission est financée à hauteur de 1,25 millions de dollars. Dans neuf mois, deux des cinq projets financés seront développés davantage – avec une enveloppe de 250 millions de dollars chacun – pour être déployés dans l’espace par la NASA. En pré-sélectionnant ces cinq projets d’étude, la NASA “espère améliorer notre compréhension de l’Univers” mais surtout “offrir des données-clés afin de mieux aider à protéger les astronautes, les satellites et les signaux de communication – notamment GPS – dans l’espace.”

Étudier le comportement du Soleil sous tous les angles

“Chacun de ses projets nous offre une chance d’observer quelque chose que nous n’avons jamais encore étudié auparavant ou bien de collecter des informations inédites sur des domaines-clés de recherche”, souligne Thomas Zurbuchen, assistant de direction et directeur de la division recherche de la NASA, sur Twitter (ci-dessus). Le premier projet financé emprunte son nom à une célèbre X-Men, STORM (pour “Solar-Terrestrial Observer for the Response of the Magnetosphere”). Piloté par les scientifiques du Centre spatial Goddard de la NASA, il a pour objectif d’envoyer une sonde bardée d’instruments de mesure en orbite autour de la Terre. L’idée est de collecter un maximum de données sur l’interaction entre les particules solaires et la magnétosphère terrestre, afin de reconnaître, à l’avenir, les signaux précédant un événement comme une aurore boréale. HelioSwarm, proposé par l’université du New Hampshire, souhaite positionner neuf micro-satellites, ou SmallSatt, en orbite pour étudier les vents solaires. Conçu par les chercheurs du laboratoire de Lockheed Martin, MUSE, ou “Multi-slit Solar Explorer” (et pas le groupe de rock britannique), observera – à l’aide d’une technologie spectroscopique jaugée 100 fois plus rapide que la normale – dans le détail les processus physico-chimiques de l’atmosphère solaire, ou couronne stellaire. 32 CubeSats en orbite et 32 instruments de mesure terrestres constitueront les outils de recherche du projet ARCS (ou “Auroral Reconstruction CubeSwarm”) de l’université Dartmouth. Le but ? En savoir le plus possible sur les aurores boréales, provoquées par la météo solaire. Enfin, le projet Solaris, qui fait honneur à l’auteur du roman éponyme, Stanislas Lem, veut capitaliser sur les clichés inédits de la sonde Solar Orbiter attendus en 2025. Les chercheurs de l’Institut de recherche du sud-ouest au Texas se proposent de les analyser le plus finement possible pour comprendre comment fonctionne l’atmosphère solaire, en particulier aux pôles, afin de mieux voir venir les éruptions solaires.