Alerte feux de forêts …

Source le net : https://www.ladepeche.fr/2020/08/07/avec-le-changement-climatique-les-risques-de-depart-de-feu-sont-plus-forts-avertit-meteo-france-9011340.php

Ref : 108 – AAM du 8 août 2020

« Avec le changement climatique, les risques de départ de feu sont plus forts” avertit Météo France »

Les pompiers du sud de la France sont sur le pied de guerre l’été. MAXPPP – LAUNETTE Florian

 

 

 

 

 

Les feux de forêt pourraient se multiplier en France dans les prochaines années avec l’augmentation moyenne des températures et la multiplication des canicules. Le sud-ouest de la France est particulièrement concerné. Un service spécialisé de Météo France surveille au quotidien risques d’incendies dans notre pays.

Conséquence logique des épisodes de canicule et de sécheresse à répétition depuis plusieurs années en France, le risque d’incendies et particulièrement les feux de forêt augmente. C’est le cas dans le sud de la France où les massifs forestiers des zones méditerranéennes, en régions Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur, ainsi que les forêts de pins des Landes, de Gironde et du Lot-et-Garonne sont sous très haute surveillance.

“En asséchant la végétation, le changement climatique entraîne une augmentation du danger météorologique de feux de forêts”, indique Météo France qui fournit tous les jours aux services de la sécurité civile des cartes de dangers météorologiques d’incendie basées sur l’Indice Forêt Météo (IFM). Cet indice est calculé en fonction notamment des pluies, de la température, de l’humidité de l’air, du vent, etc.

“Plus chaud et plus sec partout, des canicules plus nombreuses”

“Sur les 30 dernières années, cet IFM augmente ce qui est bien sûr propice au développement des incendies, constate Florence Vaysse, responsable à Météo France de l’assistance feux de forêt de la zone Sud. Il fait plus chaud et plus sec partout et les canicules sont plus nombreuses. Le changement climatique est incontestable et en lien direct avec les émissions de gaz à effet de serre. De fait, l’évapotranspiration, c’est-à-dire l’eau qui repart dans l’atmosphère depuis le sol ou les plantes, augmente et la végétation est en stress hydrique. Le risque de départ de feu est donc plus fort”, explique-t-elle.

Météo-France évalue quotidiennement l’IFM sur toute la France et transmet ces informations à la sécurité civile. “Deux points sont faits par jour : le matin et en fin de journée à 17 heures. Nous travaillons à partir des cartes et d’autres éléments liés au contexte local, à la végétation où à la pression touristique”, précise Florence Vaysse.

Une gestion de la lutte contre les incendies qui a évolué

Cependant, la superficie moyenne des feux a diminué ces dernières décennies grâce à une gestion de la lutte contre les incendies qui a évolué dans les années 90, après de très importants feux dans le sud-est et le sud-ouest de la France en 1989. “Il a été mis en place une stratégie d’attaque massive des feux naissants qui consiste à positionner des pompiers au sol et à faire voler en permanence des Canadairs ou des Trackers dont la mission est d’attaquer le feu moins de 10 mn après son départ”, explique Florence Vaysse qui est également référente nationale feux de végétation à Météo France.

“Incontestablement, la stratégie d’attaque des feux naissants a conduit à une réduction des surfaces brûlées, mais les causes structurelles des incendies de forêt n’ont pas pour autant disparu : un grave incendie reste toujours possible”, avertit tout de même un rapport de mission du ministère de l’Agriculture en charge de la forêt. Il rappelle que “dans un contexte de changement climatique, la mission recommande l’adoption d’une stratégie nationale de défense des forêts contre l’incendie proportionnée aux enjeux et évolutive”.

Une extension des territoires exposés aux feux doit progresser vers le nord de la France

En 2010, Météo-France avait réalisé un rapport sur l’impact du changement climatique sur l’Indice Forêt Météo. Les simulations avaient montré une augmentation constante de la fréquence des jours présentant un danger météorologique de feux de forêts, ainsi qu’un allongement de la saison propice aux incendies (elle débuterait plus tôt au printemps pour se terminer plus tardivement en automne). L’extension des territoires exposés à ce danger doit également progresser vers le nord de la France.

Les chercheurs ont ensuite croisé ce danger météorologique de feux avec les cartographies de vulnérabilités aux feux de forêts des principaux peuplements forestiers, établies par l’Office national des forêts (ONF) et l’Inventaire forestier national (IFN). Des cartes de sensibilité potentielle aux incendies de forêts estivaux avaient alors été établies sur les périodes 1989-2008 et 2031-2050. Conclusion : le réchauffement du climat et les épisodes de canicule rendent la forêt française de plus en plus sensible aux feux durant l’été. Particulièrement dans le sud-ouest de la France.

Sensibilité aux feux de forêt estivaux sur la période 1998-2003

 

 

 

 

 

 

Sensibilité aux feux de forêt estivaux sur la période 1998-2003

 

 

 

 

 

 

Sébastien Marcelle

Coup de tonnerre sur Jupiter

Source le net : http://www.cnrs.fr/fr/coup-de-tonnerre-sur-la-meteorologie-de-jupiter

Ref : AAM -107  le 06/08/2020

 Coup de tonnerre sur la météorologie de Jupiter

05 août 2020

UNIVERS

De nouveaux résultats de la sonde Juno suggèrent que de violents orages animent Jupiter et génèrent des grêlons d’ammoniaque qui jouent un rôle clé dans la dynamique atmosphérique de cette planète. Cette théorie, développée par l’équipe Juno à partir de données du radiomètre microondes de la sonde, est décrite dans deux publications dirigées par un chercheur du laboratoire Lagrange (CNRS/Observatoire de la Côte d’Azur/Université Côte d’Azur), avec le soutien du CNES. Elle lève le voile sur certains mystères de la météorologie de Jupiter et a des implications quant au fonctionnement de l’atmosphère des planètes gazeuses en général. Une série de trois articles publiés dans les revues Nature et JGR Planets présente ces résultats.

 

L’eau est un élément essentiel à la météorologie des planètes et a un rôle prépondérant lors de leur formation. Les orages terrestres sont mus par la condensation de l’eau, et la présence de ses trois phases (solide, liquide et vapeur) est essentielle à la formation d’éclairs. Comme sur Terre, l’eau de Jupiter est déplacée par des orages. Ceux-ci doivent se former au sein de son atmosphère profonde, environ 50 km en dessous des nuages visibles, où la température avoisine 0°C. Lorsque ces orages sont suffisamment intenses, ils apportent des cristaux de glace dans la haute atmosphère.

Dans un premier article, des chercheurs américains et du laboratoire Lagrange suggèrent que lorsque ces cristaux interagissent avec de l’ammoniac gazeux, l’ammoniac agit comme un antigel et change la glace en liquide. Sur Jupiter comme sur Terre, de l’eau mélangée à un tiers d’ammoniac reste liquide jusqu’à -100°C. Les cristaux de glace qui ont été amenés haut dans l’atmosphère jovienne sont donc liquéfiés par l’ammoniac pour former des grêlons d’ammoniac-eau, ou grêlons d’ammoniaque1. Plus lourds, ces derniers redescendent jusqu’au moment où, Jupiter ne possédant pas de surface, ils s’évaporent. Ce mécanisme entraîne l’ammoniac et l’eau profondément dans la planète.

Or les observations de Juno montrent que, si l’ammoniac est très présent dans la zone équatoriale de Jupiter, son abondance est très variable et généralement faible ailleurs, jusqu’à des grandes profondeurs. Avant Juno, les scientifiques avaient mis en évidence cet appauvrissement jusqu’à des zones peu profondes et ceci n’avait jamais été expliqué. Pour expliquer cet appauvrissement jusque dans l’atmosphère profonde, les chercheurs ont développé un modèle de mélange atmosphérique présenté dans un deuxième article. Ils montrent que la présence d’orages et la formation de grêlons d’ammoniaque conduisent à assécher l’atmosphère profonde en ammoniac et rendent compte des variations observées par Juno en fonction de la latitude.

Dans un troisième article, les chercheurs analysent des observations d’éclairs joviens par une des caméras de Juno. Les éclairs apparaissent comme des taches brillantes au sommet des nuages, avec des tailles proportionnelles à leur profondeur dans l’atmosphère jovienne. Contrairement aux missions précédentes qui avaient seulement observé des éclairs provenant de zones profondes, la proximité de Juno a permis la détection d’éclairs moins intenses et peu profonds. Ils proviennent de zones où les températures sont inférieures à -66°C et l’eau seule ne devrait pas se trouver à l’état liquide. Or on pense que la présence d’un liquide est cruciale pour la formation d’éclairs dans Jupiter. La présence de grêlons d’ammoniaque partiellement liquides et les collisions entre particules engendrées par ces grêlons génèrent des différences de potentiel importantes entraînant la formation d’éclairs. La détection par Juno de ces éclairs peu profonds, à des altitudes où le mélange liquide ammoniac-eau peut se former, est ainsi une confirmation observationnelle que ce nouveau mécanisme serait à l’œuvre dans l’atmosphère de Jupiter.

Comprendre la météorologie de cette planète et des autres géantes gazeuses comme Uranus et Neptune, encore inexplorées, permettra de mieux appréhender le fonctionnement d’exoplanètes gazeuses au-delà de notre système solaire.

Cyclone observé dans l’hémisphère nord de Jupiter par JunoCam en juillet 2018. La partie centrale s’étend sur 3 200 x 3 800 km. Des nuages blancs d’ammoniac sont visibles, en rotation dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Des nuages s’élevant jusqu’à 15 km au dessus du reste (d’après l’ombre qu’ils laissent) sont visibles à plusieurs endroits, et notamment dans la partie centrale supérieure du cyclone. On pense que ces orages incluent une forme de grêle d’ammoniaque particulière à l’atmosphère de Jupiter qui entraîne l’ammoniac en profondeur et permet d’expliquer la présence d’éclairs peu profonds. © NASA/JPL-Caltech/SwRI/MSSS/Kevin M. Gill

 

Représentation d’un orage intense dans Jupiter, prenant naissance environ 50km sous les nuages visibles par la condensation de l’eau. Des courants ascendants transportent des cristaux de glace vers le haut. Quand ceux-ci traversent une région située environ 25km sous les nuages supérieurs, à des températures comprises entre -85°C et -100°C (zone hachurée en vert), la vapeur d’ammoniac fait fondre les cristaux de glace qui grossissent pour devenir de la grêle d’ammoniaque. Cette grêle tombe vers les profondeurs, grossit pour inclure une croûte de glace solide puis s’évapore, transportant ainsi à la fois l’ammoniac et l’eau dans l’atmosphère profonde de Jupiter. La détection par la sonde Juno d’éclairs peu profonds, provenant d’une région où les températures sont inférieures à -66°C indique que le liquide d’ammoniac-eau ainsi que des grosses particules doivent effectivement être présentes à ces altitudes. © NASA/JPL-Caltech/SwRI/CNRS

Bibliographie

Storms and the Depletion of Ammonia in Jupiter: I. Microphysics of “Mushballs”. T. Guillot, D. J. Stevenson, S. K. Atreya, S. J. Bolton, H. N. Becker. JGR Planets, le 6 août 2020. DOI : 10.1029/2020JE006403

Storms and the Depletion of Ammonia in Jupiter: II. Explaining the Juno observations. T. Guillot, C. Li, S. J. Bolton, S. T. Brown, A. P. Ingersoll, M. A. Janssen, S. M. Levin, J. I. Lunine, G. S. Orton, P. G. Steffes, D. J. Stevenson. JGR Planets, le 6 août 2020. DOI : 10.1029/2020JE006404

Small lightning flashes from shallow electrical storms on Jupiter. H. N. Becker, J. W. Alexander, S. K. Atreya, S. J. Bolton, M. J. Brennan,  S. T. Brown, A. Guillaume, T. Guillot, A. P. Ingersoll, S. M. Levin1, J. I. Lunine, Y. S. Aglyamov, P. G. Steffes. Nature, le 6 août 2020. DOI : 10.1038/s41586-020-2532-1

Autres articles : nota les images ci-dessous sont des liens vers les articles concernés.

1- Mission « Perseverance – Mars »

© DR

 

 

 

 

2- Les « mini-Neptunes planètes océans irradiés ? »

©Dimazel/Stock.Adobe.com

 

 

 

 

 

3- Energie noire

© Anand Raichoor (EPFL) and SDSS

 

Climat début d’année 2020 plus chaud que jamais !

Source le net : https://www.sudouest.fr/2020/08/06/climat-le-debut-d-annee-2020-le-plus-chaud-jamais-enregistre-en-france-7723173-6110.php

Ref : AAM-106 le 6/08/2020

Climat : le début d’année 2020 est le plus chaud jamais enregistré en France

Par SudOuest.fr
Publié le 06/08/2020 à 8h02
Mis à jour à 8h52

Entre les mois de janvier et juillet 2020, la température moyenne est de 13,83°C, soit +1,68°C par rapport à la normale.

Difficile de pas le remarquer : la fin du mois de juillet a été marquée par une intense vague de chaleur qui a duré trois jours. Plusieurs records de températures sont même tombés. Dans la région Nouvelle-Aquitaine, c’est le cas à Socoa, au Pays basque, avec 41,9°C relevés.

 

+0,9°C au-dessus de la moyenne en juillet

Si le début du mois était conforme aux moyennes, la fin juillet est nettement repartie à la hausse avec +0,9°C au-dessus de la moyenne mensuelle de référence, établie sur la période allant de 1981 à 2010, explique Météo France. Le 31 juillet, la température moyenne nationale s’élevait à 27,5°C, soit le 17e jour d’été le plus chaud sur la période 1947–2020.

 

Juillet 2020 poursuit donc la série de mois sans anomalie négative : 14 mois, de juin 2019 à juillet 2020, du jamais vu depuis le début des mesures météorologiques, c’est-à-dire en 1900.

L’atelier des Gachons !

Cette publication fait écho à un article paru dans notre revue AEC.

Source le net : https://www.lanouvellerepublique.fr/indre/commune/ardentes/l-atelier-d-andre-des-gachons-2

L’atelier d’André des Gachons

Publié le 04/08/2020 à 06:25 | Mis à jour le 04/08/2020 à 06:25

L’atelier se trouve dans le parc Pessault.© Photo NR

Dans le patrimoine de la commune d’Ardentes figure l’atelier d’André des Gachons, que l’on peut voir dans le parc Pessault. Dans ce petit bâtiment, André des Gachons, artiste peintre reconnu mais aussi imagier, a exercé son grand talent.
Né à Ardentes le 15 mars 1871, le peintre s’est aussi rendu célèbre par l’intérêt qu’il portait à la météorologie. Installé par la suite à La Chaussée-sur-Marne, l’Ardentais d’origine s’est en effet lancé dans la réalisation d’observations météorologiques.
Ainsi, chaque jour et à des heures régulières il s’appliquait à peindre des petites aquarelles qui illustraient le temps qu’il faisait. L’histoire dit que plus de 77.000 d’entre elles ont été envoyées au service météorologique à Paris.
André des Gachons avait trois frères, Jacques et Pierre qui furent écrivains, et Louis qui était inventeur.
Sur son ancien atelier, la municipalité à fait poser une plaque qui rappelle l’existence de l’enfant d’Ardentes qui s’est éteint à La Chaussée-sur-Marne en 1951.

Météo-France prédit l’avenir du futur

Source le net : https://larochesuryon.maville.com/actu/actudet_-rechauffement-climatique-meteo-france-predit-l-avenir-du-futur_region-4207210_actu.Htm

Ref 202 – 1082

Jeudi 30 juillet 2020 10:03

Réchauffement climatique : Météo France prédit l’avenir du futur

Ancenis l’été, vue de la rive gauche de la Loire.© Photo archives Presse Océan-Jean-Pascal Hamida

Météofrance.fr met à disposition de toutes et tous, un outil qui permet de se faire une idée du climat d’ici la fin du siècle. Bilan de l’évolution des normales saisonnières depuis 1900, projections en 2100, avec ou sans politique climatique… Focus sur les Pays de la Loire.

Météo France s’appuie sur les données qu’elle collecte et sur les analyses qu’elle produit depuis plusieurs dizaines d’années pour mettre de la chair autour d’une notion encore abstraite pour certaines et certains d’entre nous : le réchauffement climatique.

L’établissement public a mis au point un outil, Climat HD , qui synthétise le passé -observation des températures depuis 1900 par exemple- et simule l’avenir, le climat du futur, suivant plusieurs scenarii, avec ou sans politique climatique.

+1,5°C en 50 ans

Dans les Pays de la Loire, Météo France nous dit que le changement climatique se traduit par une hausse des températures moyennes, marquée surtout depuis les années 1980. Comme dans le reste de la France.

L’établissement public estime que sur la période 1959-2009, les moyennes des températures minimales et maximales (*) annuelles ont augmenté de 0,3 °C par décennie. De 1,5°C en 50 ans donc.

Si l’hiver et l’automne sont moins impactés par ce phénomène : +1 °C à +1,5°C en 50 ans,ce sont le printemps et l’été qui se réchauffent le plus : +1,5°C à +2 °C dans le même laps de temps. Toujours pour les minimales et les maximales.

Plus de jours au-dessus des 25 °C, moins de jours de gelées

La suite logique qui confirme cette tendance, toujours sur la même période, se mesure, selon Météo France, en journées chaudes, c’est-à-dire en jours pendant lesquels les températures maximales sont supérieures à 25 °C. Leur nombre a augmenté, pendant que celui de jours de gelées a diminué. Une dernière évolution plus sensible dans l’intérieur des terres que sur le littoral, souligne les promoteurs de l’outil climatique.

Déficit chronique en eau dans le sol

À pluie constante ou quasi ces 60 dernières années (1959-2019), l’accroissement des températures moyennes, notamment au printemps et en été, favorise les phénomènes de sécheresse et le déficit chronique en eau dans le sol, essentiellement par effet d’évaporation, précise Météo France, même si on note peu d’évolution de la fréquence et de l’intensité des sécheresses.

Stabiliser le réchauffement d’ici 2100 en s’attaquant au CO2

Climat HD montre que dans les Pays de la Loire le réchauffement annuel se poursuivra jusque dans les années 2050, quel que soit le scénario.

Seul un scénario intégrant une politique climatique visant à faire baisser les concentrations en CO2 permettrait, selon les spécialistes, de stabiliser le réchauffement. Sans cela, sans politique climatique, les ingénieurs et statisticiens de Météo France prévoient une hausse moyenne de 4 °C dans les Pays de la Loire à l’horizon 2071-2100. C’est chaud.

(*) Température la plus basse (minimale) ou la plus haute (maximale) observée au cours d’une journée

Jean-Pascal HAMIDA.   Presse-Océan