L’atelier des Gachons !

Cette publication fait écho à un article paru dans notre revue AEC.

Source le net : https://www.lanouvellerepublique.fr/indre/commune/ardentes/l-atelier-d-andre-des-gachons-2

L’atelier d’André des Gachons

Publié le 04/08/2020 à 06:25 | Mis à jour le 04/08/2020 à 06:25

L’atelier se trouve dans le parc Pessault.© Photo NR

Dans le patrimoine de la commune d’Ardentes figure l’atelier d’André des Gachons, que l’on peut voir dans le parc Pessault. Dans ce petit bâtiment, André des Gachons, artiste peintre reconnu mais aussi imagier, a exercé son grand talent.
Né à Ardentes le 15 mars 1871, le peintre s’est aussi rendu célèbre par l’intérêt qu’il portait à la météorologie. Installé par la suite à La Chaussée-sur-Marne, l’Ardentais d’origine s’est en effet lancé dans la réalisation d’observations météorologiques.
Ainsi, chaque jour et à des heures régulières il s’appliquait à peindre des petites aquarelles qui illustraient le temps qu’il faisait. L’histoire dit que plus de 77.000 d’entre elles ont été envoyées au service météorologique à Paris.
André des Gachons avait trois frères, Jacques et Pierre qui furent écrivains, et Louis qui était inventeur.
Sur son ancien atelier, la municipalité à fait poser une plaque qui rappelle l’existence de l’enfant d’Ardentes qui s’est éteint à La Chaussée-sur-Marne en 1951.

Météo-France prédit l’avenir du futur

Source le net : https://larochesuryon.maville.com/actu/actudet_-rechauffement-climatique-meteo-france-predit-l-avenir-du-futur_region-4207210_actu.Htm

Ref 202 – 1082

Jeudi 30 juillet 2020 10:03

Réchauffement climatique : Météo France prédit l’avenir du futur

Ancenis l’été, vue de la rive gauche de la Loire.© Photo archives Presse Océan-Jean-Pascal Hamida

Météofrance.fr met à disposition de toutes et tous, un outil qui permet de se faire une idée du climat d’ici la fin du siècle. Bilan de l’évolution des normales saisonnières depuis 1900, projections en 2100, avec ou sans politique climatique… Focus sur les Pays de la Loire.

Météo France s’appuie sur les données qu’elle collecte et sur les analyses qu’elle produit depuis plusieurs dizaines d’années pour mettre de la chair autour d’une notion encore abstraite pour certaines et certains d’entre nous : le réchauffement climatique.

L’établissement public a mis au point un outil, Climat HD , qui synthétise le passé -observation des températures depuis 1900 par exemple- et simule l’avenir, le climat du futur, suivant plusieurs scenarii, avec ou sans politique climatique.

+1,5°C en 50 ans

Dans les Pays de la Loire, Météo France nous dit que le changement climatique se traduit par une hausse des températures moyennes, marquée surtout depuis les années 1980. Comme dans le reste de la France.

L’établissement public estime que sur la période 1959-2009, les moyennes des températures minimales et maximales (*) annuelles ont augmenté de 0,3 °C par décennie. De 1,5°C en 50 ans donc.

Si l’hiver et l’automne sont moins impactés par ce phénomène : +1 °C à +1,5°C en 50 ans,ce sont le printemps et l’été qui se réchauffent le plus : +1,5°C à +2 °C dans le même laps de temps. Toujours pour les minimales et les maximales.

Plus de jours au-dessus des 25 °C, moins de jours de gelées

La suite logique qui confirme cette tendance, toujours sur la même période, se mesure, selon Météo France, en journées chaudes, c’est-à-dire en jours pendant lesquels les températures maximales sont supérieures à 25 °C. Leur nombre a augmenté, pendant que celui de jours de gelées a diminué. Une dernière évolution plus sensible dans l’intérieur des terres que sur le littoral, souligne les promoteurs de l’outil climatique.

Déficit chronique en eau dans le sol

À pluie constante ou quasi ces 60 dernières années (1959-2019), l’accroissement des températures moyennes, notamment au printemps et en été, favorise les phénomènes de sécheresse et le déficit chronique en eau dans le sol, essentiellement par effet d’évaporation, précise Météo France, même si on note peu d’évolution de la fréquence et de l’intensité des sécheresses.

Stabiliser le réchauffement d’ici 2100 en s’attaquant au CO2

Climat HD montre que dans les Pays de la Loire le réchauffement annuel se poursuivra jusque dans les années 2050, quel que soit le scénario.

Seul un scénario intégrant une politique climatique visant à faire baisser les concentrations en CO2 permettrait, selon les spécialistes, de stabiliser le réchauffement. Sans cela, sans politique climatique, les ingénieurs et statisticiens de Météo France prévoient une hausse moyenne de 4 °C dans les Pays de la Loire à l’horizon 2071-2100. C’est chaud.

(*) Température la plus basse (minimale) ou la plus haute (maximale) observée au cours d’une journée

Jean-Pascal HAMIDA.   Presse-Océan  

Climat de l’Isère

source le net : https://www.techno-science.net/glossaire-definition/Climat-de-l-Isere.html>

ref : 2020 -1081

Sommaire climat de l’Isère


Bas de page

1- Introduction

2- Caractère général du climat

3- Mésoclimats

4- Unités climatiques de l’Isère

5- Phénomène d’inversion de température

6- Effet de Foehn

7- Comparaison avec d’autres lieux

8- Evènements météo remarquables

9- Effets du réchauffement climatique en Isère

 

Introduction

 

Le climat de l’Isère, principalement en fonction de la saison et du relief (plaines, vallées, montagnes) est très varié.

 

Caractère général du climat de l’Isère

 

À l’extrémité ouest de la chaîne alpine, à quelque centaines de kilomètres des façades atlantique et méditerranéenne, le département subit le flux atlantique et ses perturbations mais de façon un peu moins constante que beaucoup de régions françaises à cause de l’éloignement de l’océan et de “l’écran” du Massif Central vers l’ouest. Le département est d’autre part quelque peu “protégé” par le massif alpin des vents froids qui viennent de l’est ou du nord-est. À cause de tous ces facteurs et par sa latitude moyenne (45 eme parallèle), l’Isère présente un climat tempéré contrasté, d’une saison à l’autre, mais aussi parfois d’un jour à l’autre, contrasté certes mais pas extrême, et malgré la vigueur du relief qui multiplie les conditions particulières, aucun record français, chaleurfroidpluie, sécheresse ou vent n’y a été enregistré.

Du fait du relief et des grandes différences d’altitude, moins de 200 m en vallée du Rhône et près de 4 000 m dans le massif des Écrins, le climat est très contrasté dans l’espace, suivant l’altitude bien sur mais pas seulement, l’exposition joue un grand rôle. En illustration de ces contrastes, à 40 km de distance seulement on peut noter la différence de température annuelle entre Saint Martin d’Hères (212 m) et Villars de Lans (1 050 m), 4,6 °C, qui est à peu près la même que la différence de température annuelle entre Lille et Arles !

À cause des montagnes, les précipitations sont abondantes, même à basse altitude et vont de 840 mm par an en vallée du Rhône (Vienne) à 2 000 mm par an à Saint Pierre de Chartreuse. Les pluies sont apportées majoritairement par les perturbations atlantiques (en toutes saisons) et dans une moindre mesure par les dépressions méditerranéennes (surtout en automne). À Grenoble, les pluies sont réparties très uniformément selon les saisons avec une très légère dominance des pluies d’automne. Dans le nord-ouest du département ce sont plutôt les pluies de printemps et d’automne qui dominent avec relative sécheresse en été et plus encore en hiver. Dans le sud du département, la répartition est assez uniforme avec des précipitations d’automne et d’hiver qui sont prépondérantes et une relative sécheresse d’été.

L’enneigement est modeste à basse altitude, record de 47 cm en 1946 à Grenoble à 212 m, à peine plus que pour les villes françaises de plaine. Il devient vite fort dès que l’on gagne en altitude, surtout dans les Préalpes, avec un record de 310 cm en 1970 au col de Porte à 1 325 m.

Il n’y a qu’un seul point de mesure officiel de l’ensoleillement dans le département, l’aéroport de Saint Geoirs qui enregistre 2 050 heures de soleil annuel. Cependant, d’après les cartes émises par Meteo France et d’après les relevés de la station de Lyon, on peut estimer que l’ensoleillement annuel moyen va croissant du nord au sud de l’Isère, il passerait de 1 950 heures environ à proximité des plaines lyonnaises à environ 2 300 heures en Trièves.

Hiver

À cause de son relatif éloignement des façades maritimes, même en plaine les hivers isérois sont plutôt froids par rapport à ceux du reste de la France. Cependant, à basse altitude, ils sont plutôt courts et sans excès comparativement aux hivers des départements du nord-est par exemple. Avec l’altitude, la durée du froid s’allonge bien sur et la température s’abaisse mais surtout la neige et le vent s’intensifient. Les températures moyennes en janvier à Grenoble varient entre -1,3 °C le matin et 6,2 °C l’après-midi (valeurs calculées pendant la période 1971-2000). Les 10 premiers jours de janvier sont les plus froids (les températures moyennes varient de -1,9 °C à 5,4 °C). Les précipitations moyennes en hiver sont de 244,6 mm à Grenoble, soit 24 % des précipitations moyennes annuelles. En hiver, la moitié sud-est du département, surtout les reliefs, est plus ensoleillée que le nord-Isère souvent soumis aux brouillards.

Printemps

Assez précoce dans les vallées abritées, le printemps est plus long à s’installer en altitude. En avril, la température moyenne à Grenoble varie entre 5,3 °C le matin et 16,9 °C l’après midi. En montagne, les orages de convection commencent le plus souvent à sévir en mai. Les précipitations printanières sont de 240,9 mm à Grenoble, soit 24 % des précipitations moyennes annuelles.

Eté

Du fait de l’éloignement de l’océan et de sa situation dans la moitié sud de la France, à basse altitude l’Isère a des étés bien marqués, les épisodes chauds et ensoleillés alternent avec des irruptions d’air atlantique qui se traduisent par des orages rafraîchissants. Dans les massifs, les étés fraîchissent assez rapidement avec l’altitude et l’ensoleillement diminue du fait des fréquents cumulus l’après-midi devenant souvent orageux en soirée. Le mois le plus chaud à Grenoble est le mois de juillet (températures moyennes de 14,8 °C à 27,9 °C). Les précipitations estivales sont de 236,7 mm à Grenoble, soit 24% des précipitations moyennes annuelles.

Automne

Bien que l’automne en Isère soit assez pluvieux, septembre et octobre sont les mois les plus propices à la balade en montagne, avec la température qui reste longtemps clémente au cours des belles journées ensoleillées et les orages de fin de journée qui disparaissent. La température moyenne à Grenoble en octobre varie de 7,5 °C le matin à 17,4 °C l’après-midi. Les précipitations automnales sont de 281 mm à Grenoble, soit 28% des précipitations annuelles.

 

 

Mésoclimats

On observe plusieurs zones de mésoclimats en Isère, essentiellement liées à la disposition du relief et au type de la roche.

  • Mésoclimat de la trouée de Colombe
  • Mésoclimat de la cluse de l’Isère

Ce phénomène, appelé phénomène de canon à neige par Météo France Isère, est le résultat d’une mini-dépression créée par l’engouffrement du vent entre le Vercors et la Chartreuse par vent de nord ou de nord-ouest et ciel nuageux. Il se met alors à neiger de la gare de péage de Voreppe jusqu’au centre ville de Grenoble. Certaines années, on a observé une épaisseur de 10 cm de neige à Saint-Martin-le-Vinoux, contre 0 cm à Meylan à la même altitude.

  • Mésoclimat du Mont Saint-Eynard

Les contreforts sud du Saint-Eynard jouissent d’un climat privilégié du fait de l’exposition et du calcaire. De 1 000 à 1 300 mètres d’altitude, les sapins sont épars, alors qu’à cette altitude ils devraient dominer la forêt. Plus bas, entre 500 m et 700 m, on trouve même des espèces méditerranéennes, éloignées de leur zone habituelle d’implantation. Au pied du Saint-Eynard, dans les jardins, les lauriers-roses, espèce délicate souffrant à partir de -8 °C, passent l’hiver en pleine terre sans protection.

Unités climatiques de l’Isère

Les principaux domaines climatique existant dans le département sont fortement liés au relief:

  • La moitié nord-ouest est formée de plaines à l’ambiance tempérée, de bas plateaux et de collines un peu plus rudes. Du fait du relief peu accentué, les masses d’air venues du nord et du sud circulent aisément. Les températures nocturnes sont assez fraiches à proximité des massifs. Se rattachent à cet ensemble le Plateau de Crémieu, les Terres Froides, le Chambaran, la Bourbre, la Bièvre, le Bas Grésivaudan, les Balmes viennoises et la Vallée du Rhône.
  • La moitié sud-est, beaucoup plus cloisonnée, est formée de hauts massifs alpins au climat montagnard, rude en altitude. Ces massifs encadrent des vallées et dépressions dont l’altitude peut s’abaisser jusqu’à 200 mètres, au climat abrité et tempéré . Cette zone comprend les Préalpes, le Trièves, Belledonne, les Écrins et les vallées alpines.

Climat du Plateau de Crémieu

Le plateau de Crémieu se situe à l’extrême nord du département. Son climat se distingue des autres unités climatiques iséroises notamment par un nombre de jours sans dégel en hiver légèrement plus élevé que dans le sud du département. Cela s’explique en partie par le brouillard plus persistant dans cette partie de l’Isère et également par l’altitude (environ 400 m sur le plateau). Le plateau de Crémieu reçoit les perturbations atlantiques en légère avance de phase par rapport au sud du département. Concrètement cela veut dire que le redoux, par vent d’ouest, aura quelques heures d’avance sur les vallées alpines.

Climat de la vallée du Rhône

Largement ouverte vers le nord et le sud, elle connait le phénomène bien connu du Mistral, vent du nord accéléré par effet de tuyère et de couloir entre le Massif Central et les Alpes. C’est aussi une zone d’affrontement privilégiée où se trouvent canalisés l’air méditerranéen, doux et humide et l’air plus froid qui vient du nord, ce conflit donne parfois lieu à des précipitations particulièrement intenses, orages en été et en automne, neige en hiver.

Climat des Terres Froides

Zone de collines prolongeant vers l’ouest le massif de la Chartreuse et culminant à 800 m environ, les Terres froides, bien que d’altitude modeste, connaissent un nombre assez élevés de jours de gel, neige et brouillard.

Saint Geoirs, l’aéroport de Grenoble à 384 m d’altitude, est assez représentatif de cette zone, cette station a un climat de type Cfb (Océanique) avec comme record de chaleur 39,5 °C le 13/8/2003 et comme record de froid –27,1 °C le 3/1/1971. La température moyenne annuelle est de 10,9 °C.

mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) -1,2 0 1,8 4 8,4 11,5 13,7 13,7 10,6 7,2 2,4 0,2 6,1
Température moyenne (°C) 2,2 3,9 6,7 9,2 13,9 17,1 19,9 19,8 16,1 11,7 6,1 3,5 10,9
Température maximale moyenne (°C) 5,7 7,7 11,5 14,3 19,3 22,6 26 25,8 21,6 16,2 9,8 6,7 15,6
Précipitations (mm) 65,4 61 74,3 85,7 97,5 86 62,6 62,4 105,5 102,2 83,5 66,6 952,7
Record de froid (°C) -27,1 -16,9 -16,3 -7,9 -2,3 2,1 4,8 3,8 -1,2 -4,9 -10,9 -20,2 -27,1
Record de chaleur (°C) 16,5 20,7 25,3 27,5 31,3 37 38,3 39,5 32,5 28,1 24,8 19,5 39,5

Source : Le climat à Saint Geoirs (en °C et mm, moyennes mensuelles 1971/2000 et records depuis 1968) [1]

Climat des préalpes

La Chartreuse et le Vercors sont les premiers massifs des Alpes que rencontrent les perturbations atlantiques. La pluviométrie y est marquée, et de manière plus accentuée en Chartreuse que dans le Vercors. Il tombe ainsi plus de 2 mètres d’eau par an près de la Grande Chartreuse, contre moitié moins en vallée du Grésivaudan par exemple. La conformation du Vercors en hauts plateaux amène des minima nocturnes souvent plus bas qu’en Chartreuse à altitude égale.

Climat du Trièves

Le Trièves, zone de moyenne montagne entourée de massifs élevés, quelque peu abritée des flux d’ouest par le Vercors est une des parties de l’Isère la plus méridionale. Comme les Écrins, cette région, à pluviosité plus réduite connait un climat de transition entre les Alpes du Nord humides et les Alpes du Sud relativement sèches.

Climat des Écrins

Plus haut massif de l’Isère, avec des sommets frôlant ou dépassant les 4 000 mètres, les Écrins sont à la fois relativement secs (les précipitations venant de l’ouest tombant d’abord sur Belledonne et les Préalpes) et très froids en raison de l’altitude. C’est aussi le seul endroit de l’Isère où l’on trouve des glaciers à zone d’accumulation franche : on considère en effet qu’au-dessus de 3 800 mètres d’altitude, la pluie est un phénomène rare, toutes les précipitations tombant sous forme de neige. Au sud-est d’Auris, le climat se rapproche franchement de celui des Hautes-Alpes et des Alpes du Sud. Les épicéas laissent peu à peu la place aux Mélèzes. Le massif des Écrins, culminant à 4 102 m à la Barre des Écrins, peut connaitre des températures supérieures à 0 °C partout durant l’été mais les altitudes supérieures à 3 500 m sont privées de pluie car il y neige toujours.

La cluse de l’Isère

La cluse de l’Isère est orientée sud-est nord-ouest. Le vent souffle principalement du nord-ouest vers le sud-est. Témoins de cette fréquence, certains arbres de cette vallée jusqu’aux portes de Grenoble sont d’ailleurs inclinés vers le sud-est.

Le Haut Grésivaudan

Le Grésivaudan est orienté sud-ouest nord-est. Le vent y est beaucoup moins fréquent que dans la Cluse de l’Isère. En particulier, les contreforts de la Chartreuse sont protégés du vent de nord et du vent d’ouest. Le seul vent qui peut y souffler fortement, hors les rafales orageuses, est le vent de sud-ouest surtout présent en automne et en hiver, il est souvent associé à un effet de foehn amenant une élévation de la température spectaculaire. En hiver, à l’abri des vents du nord, les coups de froid y sont souvent moins sévères qu’à l’ouest du département, par contre les redoux océaniques sont plus longs à se faire sentir.

Les données moyennes de Saint Martin d’Hères, 212 m, peuvent illustrer le climat du Grésivaudan. De même qu’à Saint-Geoirs, nous avons là un climat de type Cfb avec une température moyenne annuelle de 11,9 °C sur la période 1971-2000. Le record de froid y est de –20,3 °C relevé en janvier 1971.

mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) -1,3 0,1 2,5 5,3 9,6 12,6 14,8 14,5 11,4 7,5 2,5 -0,2 6,6
Température moyenne (°C) 2,4 4,6 8,1 11,1 15,7 18,7 21,3 21,0 17,3 12,4 6,5 3,3 11,9
Température maximale moyenne (°C) 6,2 9,0 13,7 16,9 21,8 24,8 27,9 27,4 23,2 17,4 10,5 6,8 17,1
Précipitations (mm) 83,5 79,3 78,1 80,1 82,7 85,7 72,2 78,8 98,8 94,0 92,1 81,8 1 008
Record de froid (°C) -20,3 -20,0 -11,9 -3,6 -0,6 2,6 5,9 5,6 1,6 -4,2 -9,1 -15,4 -20,4
Record de chaleur (°C) 19,1 23,4 27,2 30,2 33,2 35,3 39,4 38,2 34,0 31,3 26,7 22,9 39,4

Source : Le climat à Saint Martin d’Hères (en °C et mm, moyennes mensuelles 1971/2000 et records 1946 – 2000) [2]

La vallée de la Romanche

La partie basse de la vallée de la Romanche, de Vizille à Rochetaillée, ne voit que très peu le soleil en hiver. Entourée de massifs abrupts frôlant les 3 000 mètres d’altitude et orientée parallèlement à la vallée du Grésivaudan, elle est protégée des vents de nord et de sud.

Le bassin grenoblois

Avec ses trois vallées ouvertes dans trois direction différentes, le régime des vents y est particulier:

  • La cluse de l’Isére laisse passer le vent de nord-ouest plus ou moins frais ou froid suivant la saison. À l’arrière des perturbations, ce vent dégage souvent le ciel. De cette direction également, souffle la brise de vallée qui rafraichit la ville durant les après-midi de beau temps.
  • Au contraire les vallées qui convergent au sud de Grenoble canalisent le vent de sud qui perd de l’altitude après son passage sur les Préalpes méridionales et devient le foehn. Soufflant souvent à l’avant des perturbations, c’est un vent tiède qui annonce la pluie, ce vent commence au sud de l’agglomération (Vizille), atteint Grenoble puis s’étend vers le nord-est (Grésivaudan) ou le nord-ouest (cluse de l’Isère).

 

 

Phénomène d’inversion de température

 

Lors de situations anticycloniques en hiver, on observe en Isère le phénomène d’inversion de température. Ces jours-là, il fait plus froid à basse altitude qu’à haute altitude. Généralement le phénomène est accompagné d’une mer de nuages à l’altitude variable, souvent vers 1 000 m.

 

Effet de fœhn

 

L’effet de fœhn en Isère se manifeste essentiellement pour deux directions de vent, celui de l’Ouest et celui du Sud, respectivement après leur passage sur le Massif central et sur les Préalpes du Sud.

  • Fœhn causé par les Préalpes

Lorsque le vent du sud souffle, l’Isère est soumise à l’effet de fœhn. Ce département se situe en effet sur le versant situé au nord du col de la Croix-Haute. La température peut grimper rapidement dans ce cas, et on peut facilement passer de 0 °C à Grenoble à +15 °C en quelques heures. En hiver, la neige fond alors à une vitesse impressionnante, en particulier sur les versants sud des montagnes particulièrement bien exposés. Ce phénomène existe sur tout le département mais est particulièrement marqué dans la région de Grenoble.

  • Fœhn causé par le Massif central

Lorsque le vent de l’ouest souffle, la bordure ouest de l’Isère (vallée du Rhône) est protégée en partie des précipitations par le Massif central. La relative faible hauteur des précipitations en particulier dans la ville de Sablons témoigne de sa situation sous le vent par rapport au Massif central.

 

Comparaison avec d’autres lieux

 

Points communs avec d’autres lieux

  • Munich ou le Pays basque : Le fœhn qui souffle à travers les Alpes ou les Pyrénées provoque à Munich ou au Pays basque des réchauffements importants en quelques heures comme en Isère.
  • Strasbourg : Un matin de janvier en plaine alpine est aussi froid qu’à Strasbourg (-1,3 °C à Grenoble et -1,0 °C à Strasbourg), l’après-midi y est par contre plus doux (6,2 °C à Grenoble et 4,2 °C à Strasbourg).
  • Toulouse : Un après-midi de juillet est aussi chaud à Grenoble qu’à Toulouse (27,9 °C à Grenoble et 27,6 °C à Toulouse), les matinées sont par contre légèrement plus fraîches à Grenoble (14,6 °C) qu’à Toulouse (15,2 °C).
  • Toulouse : Le nombre d’heures d’ensoleillement relevées à Saint Geoirs est similaire à celui de la ville rose (environ 2 030 heures).
  • France : La température moyenne annuelle à Grenoble à 212 m d’altitude est de 11,7 °C, voisine de la température moyenne annuelle française en plaine (11,5 °C), voisine de température moyenne annuelle de Nantes (11,9 °C), Cahors (11,7 °C), Lyon (11,4 °C) et Valence (12,1 °C).
  • Göteborg : Villard de Lans à 1 050 m d’altitude a une température moyenne annuelle de 7,1 °C voisine de celle de Göteborg (7,4 °C) au sud de la Suède.
  • Stockholm : Besse en Oisans à 1 470 m d’altitude a une température moyenne annuelle de 5,9 °C égale à celle de Stockholm (5,9 °C) au centre de la Suède.

Différences avec les départements voisins

  • Départements alpins des Savoie et des Hautes-Alpes : Fort logiquement, le climat est de plus en plus doux et ensoleillé en allant du nord vers le sud. À altitude équivalente, les Savoie sont plus froides que l’Isère, les Hautes-Alpes plus ensoleillées, moins froides et moins enneigées.
  • Départements du Rhône et de la Drome : du fait des montagnes, les pluies sont plus abondantes et plus régulières en Isère que dans les départements de la vallée du Rhône.
  • L’Isère est à la limite du domaine où le volume des pluies d’été (236,7 mm à Grenoble) est plus faible que celui des pluies d’hiver (244,6 mm à Grenoble), trait du climat qui reflète l’influence méditerranéenne. Les départements plus méridionaux (Drome, Hautes Alpes et Alpes de Haute Provence) voient cet aspect s’accentuer, les départements plus au nord (Savoie, Haute-Savoie et Ain) voient ce caractère décliner avec des pluies d’été qui prennent le pas sur les pluies d’hiver.

 

 

Evènements météo remarquables

 

  • Petit âge glaciaire : les glaciers alpins progressent ; le Rhône est suffisamment gelé pour se traverser à pied.
  • 8 au 13 décembre 1990 : Des chutes de neige remarquables touche la région pendant plusieurs jours, près de 75 cm à Grenoble st-Geoirs et en Nord-isère, 40 cm à Saint Martin d’Hères, 67 cm à Voiron et parfois plus de 1 m dans les terres froides. Autoroutes fermées, lignes de chemin de fer coupées.
  • Au cours d’un hiver pendant les années 1990, on enregistra une différence de température considérable entre l’aéroport de Grenoble et la ville même, distante de quelques dizaines de kilomètres. Alors qu’il faisait -6 °C à Grenoble sous la neige, il faisait +4 °C à l’aéroport. Cet évènement est alors mentionné sur la radio France Info dans la rubrique Météo. Cette situation, temporaire, résulte de l’arrivée d’une perturbation atlantique par l’ouest et de la résistance du froid dans le fond des vallées alpines.

Trombe d’eau s’abattant sur la ville de Domène, le 25 juillet 1994

Neige dans le Trièves, le 19 avril 1999

  • Orageen vallée du Grésivaudan le 25 juillet 1994 : plusieurs caves sont inondées dans la ville de Domène.
  • Mi-avril 1999 : une importante chute de neige touche le sud du département : du Trièves à Grenoble, la couche est importante. On relèvera 15 cm à Saint-Martin-d’Hères. Les cerisiers en fleurs sont sous la neige.
  • 8 décembre 2000 : Il fait 21,5 ° à 1h du matin à Grenoble le Versoud.
  • Canicule de 2003 : comme la plupart des départements de France, l’Isère a subi de plein fouet la canicule de l’été 2003. La chaleur s’installe durablement dès la fin du mois de mai, et les températures atteignent des niveaux exceptionnels durant le mois de juin, on enregistre par exemple, 36,5 ° le 22 juin à Grenoble le Versoud et jusqu’à 39 ° à Luzinay. La moyenne des températures maximales de ce mois est de 32,3 ° au Versoud, ce qui correspond à un excédent d’environ 9 ° par rapport à la normale. Du 3 au 13 août, les températures maximales sont souvent comprises entre 36 et 40 ° et on relèvera 41,6 ° à Sablons. La chaleur deviendra plus modérée par la suite, et les dégradations orageuses deviendront parfois très violentes.

Un incendie s’est notamment déclaré sur le Néron, en Chartreuse. Il a duré plusieurs semaines. Dans les massifs préalpins, en Chartreuse notamment, les arbres, sur certaines zones, ont perdu leurs couleurs vertes. Les endroits particulièrement exposés se situent au niveau des sangles, ces petits couloirs de verdure au milieu des falaises. Quelques années plus tard, les stigmates de la canicule sont encore visibles sur certains endroits de Chartreuse et notamment sur l’aiguille de Chalais (au-dessus de Voreppe) où certains arbres n’ont pas survécu. Les photos du Géoportail de Chartreuse, prises en 2003, permettent de repérer facilement ces zones asséchées.

  • 16 et 17 avril 2005 : Une partie de l’Isère, est touché par un épisode neigeux exceptionnel pour la saison, parfois jusqu’à plus de 20 cm en plaine et 40 cm à 600 m d’altitude.
  • 30 décembre 2005 : Amplitude thermique très élevée (environ 20 °C) en Isère, glacial le matin (-21 °C sur le plateau Matheysin à 900 mètres d’altitude) et pluie verglaçante en soirée. Après une matinée très froide mais ensoleillée, le vent de Sud se lève et une pluie verglaçante tombe en soirée en plaine et en moyenne montagne. On observe alors une température maximale vers minuit de -1 °C sur le plateau Matheysin (alors qu’il y faisait -21 °C quelques heures avant) et 4 °C à Grenoble!
  • Juillet 2006 : Il fait très chaud tout au long du mois, même si les températures n’atteindront pas des niveaux exceptionnels. En revanche le mois d’août 2006 est très frais.
  • 14 juillet 2006 : Important orage créant ainsi en une dizaine de minutes 6 coulées de boue dans la vallée de la Romanche sur la commune de Livet-et-Gavet coupant la route départementale à plusieurs reprises et une coulée a fini dans une habitation
  • Neige de printempsen mars 2007 : après un hiver particulièrement doux, le froid et surtout la neige font leur apparition en Isère. En plaine, la station automatique de Grenoble Saint-Geoirs dénombre 5 jours consécutifs avec neige, du 19 au 24 mars.

 

 

Effets du réchauffement climatique en Isère

 

En se basant sur l’hypothèse d’une hausse de 3 °C de la température moyenne en Isère, on pourrait observer les conséquences suivantes (sur la base d’un gradient thermique vertical de 1 °C/150 m) :

  • Le niveau des neiges éternelles augmenterait à 3 150 m face nord et à 3 450 m face sud. Ainsi les glaciers des massifs de Belledonne, du Taillefer et du Dévoluy devraient disparaître. On ne verrait des glaciers plus que dans le massif des Grandes Rousses et celui des Écrins. D’autre part, avec une altitude d’accumulation franche passant à 4 250 mètres, il n’y aurait plus en Isère de glaciers à zone d’accumulation franche.
  • Les montagnes situées en dessous de 800 voire 1 000 mètres d’altitude seraient pratiquement privées de neige en hiver.
  • Dans l’hypothèse où des étés semblables à celui de la canicule de 2003 se rencontreraient deux à trois fois par décennie, les paysages des préalpes pourraient changer. D’une part, le risque de feu de forêt, aujourd’hui limité à certaines zones exposées au sud, comme la forêt du Saint-Eynard à Saint-Ismier, s’étendrait à des surfaces plus importantes. D’autre part, la sécheresse provoquerait la mort de certains arbres, en particulier de ceux qui poussent sur les barres rocheuses.
  • Le climat deviendrait méditerranéen. Les hivers seraient alors assez doux et humides et les étés chauds et secs (du type été 2003).
  • Les incendies se multiplieraient.
  • Certaines années, les tempêtes et orages seraient nombreux en Automne et au Printemps créant ainsi de graves inondations dans les plaines et vallées.

 

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Lorient Cité de la voile le 15 octobre 2020

               Bonjour à toutes et tous,

La délégation régionale BLN de l’ANAFACEM organise le 15 octobre 2020 à Lorient une journée pour TOUS les retraités, et leurs ayants-droits, domiciliés dans le périmètre d’action du Comité local d’action sociale Ouest (CLAS-O). Cela couvre 19 départements des régions Bretagne, Centre, Normandie et Pays-de-Loire.
Le Comité central d’action sociale de la DGAC et Météo-France a chargé l’Association nationale des anciens fonctionnaires de l’Aviation civile et Météo-France (ANAFACEM) d’organiser des journées destinées à TOUS les retraités, adhérents ou non à l’ANAFACEM. Des crédits spécifiques ont été mis en place pour subventionner ces journées.
Des journées retraités étaient prévues sur deux jours, comme les années précédentes, malheureusement la situation sanitaire ne l’a pas permis, toutefois une activité sur une seule journée est envisageable.

C’est pourquoi, au nom du CLAS-O, je vous transmets ci-joint le programme de cette journée dont le coût, compte tenu de la subvention de 50 %, est de 28 €.

La date limite d’inscription est fixée au 28 août 2020.

Programme et modalités d’inscriptions ici …

Cordialement, Jean-Claude Démichel Expert ANAFACEM au CLAS-O

Conférence sur le climat le 17 septembre 2020 (Finistère)

Source le net : https://www.letelegramme.fr/finistere/lesneven/la-mer-et-le-changement-climatique-une-conference-le-17-septembre-25-07-2020-12588635.php

De G à D : Hugues Bullier, directeur pôle technique, Noémie Floch, chargée d’étude prévention inondation, René Paugam, vice-président GEMA et Raphaël rapin, vice-président PI

Pour le 17 septembre, la Communauté Lesneven-Côte des Légendes (CLCL) a invité deux conférenciers de renom, dans le cadre de la stratégie de prévention des inondations et de la gestion du littoral (Gemapi).

La CLCL a invité deux personnalités engagées et hommes de terrain confirmés : Jean Jouzel, éminent climatologue breton, directeur de recherche au CEA, lauréat du prix Nobel de la Paix et ancien vice-président du Groupe Océan climat du GIEC, et Nicolas Vanier, explorateur du grand Nord et réalisateur de nombreux films. « L’objectif de cette conférence est de sensibiliser les personnes aux effets du changement climatique et ses conséquences sur l’élévation du niveau de la mer », annonce René Paugam, vice-président en charge de la gestion en milieu aquatique (GEMA).

La première partie de soirée, Jean Jouzel exposera les aléas de l’évolution actuelle du climat en axant sur les conséquences du changement climatique sur le territoire de la CLCL, le littoral de demain, les dernières prévisions concernant l’augmentation du niveau de la mer et comment agir en tant que citoyen pour limiter son impact sur l’environnement.

Avant les ateliers de concertation

La soirée se poursuivra ensuite avec Nicolas Vanier qui témoignera, au travers d’images exceptionnelles, de ses expériences nature riches d’enseignements.

Le littoral de la CLCL est largement soumis aux risques de submersion marine et de recul du trait de côte. Le constat est d’ailleurs visible après chaque tempête. Pour anticiper au mieux cette évolution, cette conférence est le point de démarrage des ateliers de concertation de la stratégie de gestion intégrée du trait de côte prévus durant l’automne 2020.

Pratique Réservation auprès de la CLCL au 02 98 21 11 77.

 

La première partie de soirée, Jean Jouzel exposera les aléas de l’évolution actuelle du climat en axant sur les conséquences du changement climatique sur le territoire de la CLCL, le littoral de demain, les dernières prévisions concernant l’augmentation du niveau de la mer et comment agir en tant que citoyen pour limiter son impact sur l’environnement.

 

Avant les ateliers de concertation

La soirée se poursuivra ensuite avec Nicolas Vanier qui témoignera, au travers d’images exceptionnelles, de ses expériences nature riches d’enseignements.

Le littoral de la CLCL est largement soumis aux risques de submersion marine et de recul du trait de côte. Le constat est d’ailleurs visible après chaque tempête. Pour anticiper au mieux cette évolution, cette conférence est le point de démarrage des ateliers de concertation de la stratégie de gestion intégrée du trait de côte prévus durant l’automne 2020.

Pratique Réservation auprès de la CLCL au 02 98 21 11 77.