Marche « Sur les hauts de Paris »
Anne Fournier
L’après-midi du 15 décembre 2025, la marche de fin d’année « Sur les hauts de Paris » connut un record d’affluence avec 20 participants AAM et ANAFACEM (photo 1). Au départ de la station de métro Porte de Pantin, la promenade de 8 kilomètres nous emmena successivement : sur les hauteurs du parc des Buttes Chaumont, dans le quartier insolite de la Butte Bergeyre, dans le parc de Belleville, puis le quartier populaire de Belleville, le long du Canal Saint-Martin, pour une arrivée finalement place de la République. L’itinéraire comportait de nombreuses marches et pentes à monter ou descendre (petit exercice bienvenu avant les excès des fêtes !), mais présentait l’avantage d’être éloigné du trafic routier et de traverser plusieurs parcs et des quartiers pittoresques.
Dans le passé, le sitedes Buttes-Chaumont était une carrière de gypse. Il n’en reste presque rien. En effet, en 1860, Napoléon III décida d’aménager cette butte en un jardin à l’anglaise de 25 hectares. Du lac aux aménagements paysagers imitant les reliefs montagneux, tout a été créé artificiellement par l’ingénieur Adolphe Alphand pour être inauguré en 1867 lors de l’Exposition universelle de Paris.
Nous avons parcouru les allées boisées (photo 2), passant près du manège qui a rappelé des souvenirs d’enfance à Jean et Marie-France, le long du lac alimenté par l’eau provenant du canal de l’Ourq (photo 3) et surmonté de la passerelle, chef-d’œuvre de Gustave Eiffel, conduisant à l’île du Belvédère sur laquelle est juché le temple de la Sybille, une copie du temple Vesta de Tivoli, en Italie (photo 4). Après un passage au pied de la cascade (photo 5), nous sommes sortis du parc pour rejoindre la rue Manin.
De là, nous avons atteint la Butte Bergeyre, du nom d’un joueur de rugby mort à 20 ans au début de la première guerre mondiale. Son stade, démoli en 1926, avait accueilli la finale de la coupe de France de football en 1920 et des matchs des Jeux Olympiques de 1924.
Culminant à 100 mètres d’altitude, cette butte offre une très belle vue sur la ville et permet d’admirer le Sacré-Cœur et la tour Eiffel (photo 6). Son atmosphère de petit village est rendue par ses ruelles à flanc de colline, ses maisons ornées de vigne vierge et les jardins partagés qui s’y cachent.
Puis, en traversant le parc de Belleville, nous avons retrouvé, souvenir du réseau d’observation de Météo-France, l’anémomètre installé à proximité de la maison de l’air. Dans le quartier, le parcours de la rue du Street art nous a offert un tout autre spectacle (photo 7) !
Avant de se quitter, celles et ceux qui le souhaitaient ont pu s’arrêter dans un des multiples cafés de la rue du Faubourg du Temple pour un pot de l’amitié pour cette fin d’année.
Cette marche est décrite dans l’application Visorando sous le titre « Sur les hauts de Paris ».
Crédits photos : Jean Coiffier, Anne Fournier, Maurice Imbard






