IDF-Visite de la Coulée verte René Dumont


Visite de la Coulée verte René Dumont

Maurice Imbard

Le soleil et la chaleur printanière étaient revenus dans la capitale ce jeudi 21 mai et c’était heureux après une longue série de jours de pluie et de froid.
A 10 heures, 17 participants de la région Île-de-France se retrouvaient donc devant l’opéra Bastille avec Mme Dehayes, notre guide, pour une visite commentée des 4,7 kilomètres de la Coulée verte, qui relie la Place de la Bastille à la Porte Dorée.

A 10 heures, 17 participants de la région Île-de-France se retrouvaient donc devant l’opéra Bastille avec Mme Dehayes, notre guide, pour une visite commentée des 4,7 kilomètres de la Coulée verte, qui relie la Place de la Bastille à la Porte Dorée.

Photo 1 : les participants

Ce n’était pas la première fois de l’année que certains d’entre nous parcouraient cette longue bande de verdure qui traverse l’est de Paris puisque le vendredi 6 mars la marche de Nogent-sur-Marne à Paris gare de Lyon se terminait sur ce tracé de l’ancienne ligne ferroviaire qui reliait la gare de la Bastille à Verneuil-l’Étang en passant par Vincennes. Mais cette fois, ce n’était pas la randonnée qui était au programme mais l’histoire.

Nous avons tout d’abord longé l’opéra Bastille. Celui-ci occupe l’emplacement de l’ancienne gare de Paris-Bastille, située entre la rue de Lyon et la rue de Charenton. Cet édifice décidé par le président François Mitterrand en 1982 a été construit par l’architecte Carlos Ott avec la volonté d’en faire un lieu moderne et populaire complémentaire de l’opéra Garnier, jugé trop petit. Le bâtiment a été inauguré en 1989 à l’occasion du bicentenaire de la Révolution. Avec ses 2745 places assises, la grande salle de l’opéra est l’une des plus importantes au monde en termes de capacité. Malheureusement la façade s’est dégradée rapidement – une dalle était tombée en 1990 – et elle nécessite d’être rénovée. Les travaux sont toujours en cours.

Après la désaffectation de la ligne de chemin de fer en 1969, la partie au-delà de Vincennes a été réutilisée dans la construction du RER A. Le tronçon de Bastille à Vincennes est resté à l’abandon jusque dans les années 1980.

Puis de 1984 jusqu’à 1995, la Coulée verte va être aménagée. Dénommée Coulée verte René-Dumont du nom de l’agronome français, elle va progressivement être construite : la « Promenade plantée » sera créée à partir de 1988 par le paysagiste Jacques Vergely et l’architecte Philippe Mathieux, les arcades du viaduc des Arts seront réhabilitées en 1989 par l’architecte Patrick Berger, le jardin de Reuilly sera conçu entre 1992 et 1998, enfin le jardin de la gare de Reuilly créé en 1995. A noter que ce n’est qu’en 2009 que la ville de New York aménagera avec la même idée de verdissement la High Line Park.

Photo 2 : le viaduc des arts

Nous accédons par des escaliers à la partie ouest de la promenade située sur le viaduc des Arts. Cet ancien viaduc ferroviaire fait de briques roses abrite désormais sous ses voûtes boutiques et magasins accueillant des ateliers d’artiste, de l’artisanat d’art, du design, etc.

Nous oublions presque Paris, le chemin, en altitude au-dessus des rues est bordé d’arbustes, de bosquets de fleurs, et dans des renforcements des bancs nous invitent au repos et à la méditation. Depuis mars, la végétation s’est largement développée, les jonquilles ont laissé la place aux roseraies et au chèvrefeuille diffusant leurs parfums. Cette promenade est principalement dédiée aux piétons mais les joggers sont tolérés et certains tronçons sont accessibles aux vélos. De part et d’autre, nous pouvons admirer de notre hauteur les diverses constructions parisiennes. Une discussion s’ouvre sur le style des différents habitats que l’on peut admirer : haussmannien rue Daumesnil, les influences Arts Déco et Art Nouveau, les immeubles collectifs en briques, plus récents en béton qui se sont même construits depuis 1995 autour de la promenade.

Nous passons au-dessus de l’avenue Ledru-Rollin avec à gauche vue sur l’église, de Saint-Antoine-des-Quinze-Vingts, architecture début vingtième, puis au niveau de la rue Montgallet, la mairie du 12e arrondissement, à droite, anciens bâtiments réhabilités avec des sortes de cariatides inspirées de l’esclave de Michel-Ange. Et nous arrivons par la passerelle André-Léo au-dessus du jardin de Reuilly, large pelouse de 15 200 m2 et bel havre de paix pour les habitants du quartier.

Nous oublions presque Paris, le chemin, en altitude au-dessus des rues est bordé d’arbustes, de bosquets de fleurs, et dans des renforcements des bancs nous invitent au repos et à la méditation. Depuis mars, la végétation s’est largement développée, les jonquilles ont laissé la place aux roseraies et au chèvrefeuille diffusant leurs parfums. Cette promenade est principalement dédiée aux piétons mais les joggers sont tolérés et certains tronçons sont accessibles aux vélos. De part et d’autre, nous pouvons admirer de notre hauteur les diverses constructions parisiennes. Une discussion s’ouvre sur le style des différents habitats que l’on peut admirer : haussmannien rue Daumesnil, les influences Arts Déco et Art Nouveau, les immeubles collectifs en briques, plus récents en béton qui se sont même construits depuis 1995 autour de la promenade.

Après la désaffectation de la ligne de chemin de fer en 1969, la partie au-delà de Vincennes a été réutilisée dans la construction du RER A. Le tronçon de Bastille à Vincennes est resté à l’abandon jusque dans les années 1980.

Photo 3 : sur le parcours
Photo 4 : sculptures sur les bâtiments

D’une position surélevée au-dessus de Paris nous descendons au niveau des rues dans l’allée Vivaldi. Nous faisons un arrêt devant l’ancienne gare de Reuilly, rentrons dans les tunnels agrémentés de fontaines et décorés de fresques « street art » pour finalement déboucher dans une tranchée verte, dix mètres en dessous des habitations, ancienne voie de chemin de fer, refuge de biodiversité où nous sommes attentifs aux chants des oiseaux.

Puis nous remontons doucement rejoindre l’ancienne voie de raccordement à la ligne de la Petite Ceinture jusqu’au la porte Dorée, fin de notre parcours où nous retrouvons la ville et pour certains d’entre nous finissons cette expédition dans un petit restaurant à la lisière du parc de Vincennes.

Crédits photos : Maurice Imbard